Les Carnets de Lilie

Ce Cabinet de Curiosités ouvre ses portes afin de partager avec d’autres amoureux de la vie et de la nature, le bonheur de se promener, de découvrir la nature, les arts et tous les petits plaisirs de la vie ...

24 juillet 2009

Prise de conscience...

Du plus loin qu’il me souvienne, j’ai toujours passionnément aimé la nature et la Terre. De la petite chenille au milan glissant dans ciel, la vie et ses multiples formes m’émerveillent. Et sur les bancs de l’école déjà, je défendais mes convictions et luttais avec mes mots à moi pour le respect de la nature et de la vie. Mes premiers combats me font encore sourire : le massacre des blanchons au Canada, l’arrêt des essais nucléaires français… Le plus surprenant était de découvrir l’intolérance et l’incompréhension de mes camarades à travers des mots idiots « tu ne t’intéresse qu’aux animaux et pas aux humains ! ». Pourtant mes combats pour la nature étaient et sont aussi des combats pour le respect et la survie de l’être humain. Et c’est d’ailleurs dans ce but que je suis devenue végétarienne et que je me suis engagée sur la voie de la décroissance…

Bien entendu je suis loin d’être l’exemple de la décroissante parfaite, mais chaque jour je cherche à limiter mon empreinte écologique, à trouver des solutions pour sortir de ce monde de surconsommation et de capitalisme amoral (pléonasme). Je ne donnerai ici aucun argument en faveur de la décroissance, je souhaite juste dévoiler un bout du chemin qui m’y a conduite.

Et ce chemin il a été soudain très clair lors d’un séjour au Bénin. Mon premier voyage en Afrique. L’Afrique ! Terre de légendes et d’aventures le long des pistes poussiéreuses, émerveillement sous les nuits étoilées dans la savane, palpitations à la vue du premier éléphant sauvage et libre… J’en avais tant rêvé. Mais l’Afrique a plus d’un visage. Et au détour d’un village mon appareil a immortalisé une scène que tous les touristes connaissent…

B_nin

Ce fut mon électrochoc à moi. J’ai pris conscience de ce que je n’acceptais pas sur cette Terre et dans cette société. Que ce soit en Afrique ou en France.  J’ai pris conscience qu’à défaut d’être une sommité politique, je devais et pouvais lutter contre cette voie de fait à mon échelle, dans mon quotidien.

Je refuse que des habitants du tiers-monde meurent de faim devant leurs champs de céréales destinées à engraisser les vaches et les porcs dont se gaveront les occidentaux, je refuse que le profit, l’achat, l’intérêt personnel et la recherche de toujours plus de confort soient les seuls moteurs de nos vies…

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12 juin 2009

Nantes, ville de la connerie "artistique" de l'année, Palme d'Or de "l'artiste" le plus débile descernée à Stéphane Tidet

Je sors de mon silence bloguesque, lié à mon emploi du temps chargé de naturaliste, pour venir hurler ma rage, sinon je crois que je vais étouffer dans mon coin. Je vous raconte comment, au détour, d'une innocente petite promenade sur le site de l'association Ferus (qui oeuvre pour la conservation du loup, du lynx et de l'ours) :

1) j'ai failli m'étrangler de surprise, d'horreur et d'indignation

2) Nantes, ville que j'adore(ais), vient de prendre le direct pour les villes les plus lamentables de la Terre.

3) Heureusement que je n'habite pas à Nantes, j'aurais probablement fait un grand malheur.

Et voilà comment on peut attribuer sans l'ombre d'une hésitation la Palme d'Or de la connerie humaine à des organisateurs et un pseudo artiste qui se croient visiblement très malins.

Dans les douves du Château de Nantes, vient d'être entreposé ce que Stéphane Tidet appelle "SON oeuvre d'art" (pitié, laissez-moi le tuer) : 6 loups vivants qui se demandent probablement ce qu'ils font là.

Allez je vous dévrit le cadre de vie idyllique de ces 6 loups, imaginez-vous à leur place : un fossé avec un beau gazon bien pourri (c'est vrai un loup ça vit en terrain découvert dans la nature c'est bien connu) et donc pas de coins où s'abriter des regards, et pire que tout pour un animal en captivité être maté 24 h sur 24 par des imbéciles du haut d'un parapet !! Voilà 20 ans que l'on sait pertinement dans tous les zoos d'Europe que les cages-fosses sont des enclos ignobles pour les animaux car cela est très stressant d'être en-dessous des spectateurs et hop... ces gros CONS (oui, je le dis et l'affirme) ne trouvent rien de mieux à faire que d'y parquer des loups pour leur bon plaisir.

Non mais je crois rêver !! On est revenu au 19ème siècle, c'est ça ? A l'époque où on avait aucun respect pour le bien-être animal ?

Et tout ça pourquoi ? Au nom de "l'art" ? C'est tout sauf de l'art bien entendu. Juste du spectaculaire et malsain en plus. Le vivant n'appartient pas à l'homme. Des années que je me répète et cela me fait pleurer de voir que visiblement certains abrutis n'ont toujours pas compris que les animaux ne sont pas des objets dont on dispose à sa guise pour son bon vouloir. Et qu'on ne me parle pas de pédagogie, exhiber des loups dans un enclos qui n'a pas été conçu pour eux et pour servir de faire valoir à un bouffon qui se croit artiste n'a rien de pédagogique. Pitié, tout mais pas cet argument là.

Devant tant d'imbécilité il n'y qu'une arme : boycotter et écrire à la mairie et aux organisateurs. J'ai choisi les 2. Et je n'ai plus vraiment envie de mettre les pieds dans cette ville.

Je vous souhaite à tous une bonne journée, je reviendrai bientôt pour parler de sujets plus optimistes mais là, je vous souhaite une bonne indignation bien virulente à la lecture de cette nouvelle consternante.

Si vous souhaitez un complément d'information voilà le site de ferus avec l'article : http://ferus.org/spip.php?article1682 et le site de l'association Noa avec les adresses pour envoyer des mails de protestation : http://noa-france.org/mainbl/?p=29

18 avril 2009

Sur les traces des ...

Sur_les_traces_de

Me voilà de retour !! Tant de projets me tiennent à cœur en ce moment que je n’ai pas eu le temps de venir flâner sur les blogs. Mes vadrouilles vacancières ont pris fin il y a plus d’un mois mais il me reste des souvenirs plein la tête que je meurs d’envie de divulguer. Allez hop, embarquement pour … un petit coin peuplé d’irréductibles gaulois …. Direction la Bretagne et mon petit coin chéri aux jolis cailloux roses … où j’ai offert un peu de mon temps et surtout de mon énergie à  une association très connue dans la conservation animale : la Ligue de Protection des Oiseaux !!

Direction le Centre de soins de l’Ile Grande près de Perros-Guirec qui recueille les oiseaux blessés et plus particulièrement mazoutés apportés par les particuliers, les collectivités …

 Pour ceux qui seraient surpris de lire « oiseaux mazoutés » alors qu’il n’y a pas eu de marée noire cette année, je précise que les marées noires représentent seulement 3 % des pollutions aux hydrocarbures, beaucoup moins célèbres, les dégazages réguliers des navires en mer provoquent des pollutions non médiatisées, mais bien plus régulières et importantes.

C’est donc toute l’année que le centre de soins de la LPO reçoit des oiseaux mazoutés. Et j’ai eu mon lot en 2 semaines de bénévolat. Pour le reste de nos rescapés il s’agit principalement de collisions avec des voitures (hélas, la faune sauvage paye un très lourd tribut au réseau routier).

 Ahhh bénévole à la LPO, un vrai sacerdoce ! Les 2 indispensables qualités du bénévole de la LPO sont, indiscutablement : une bonne dose d’énergie (des journées entières de bonheur à récurer les boxes des pensionnaires et ces saletés de grilles et plaques inox souillées ) et avoir le cœur bien accroché (éviscération quotidienne de poissons et découpage au ciseau de poussins congelés pour les rapaces, euthanasies et autres charcutages en tout genre...).  

Mais quel bonheur de pouvoir faire un petit quelques chose pour une association comme la LPO et puis aussi d’apprendre !!

 Allez, je vous montre le lieu des opérations.

Sale_temps

Qui a dit qu’il faisait toujours moche en Bretagne ? Bon d’accord la photo a été prise pendant les grandes marées donc…Comme ça, ça donne pas trop envie d’aller y faire un tour ? mais j’en ai pas d’autres donc…

Allez un ch’tite photo pour vous montrer que quand il fait beau c’est super chouette !!

Beau_temps_en_Gaule

Mes deux semaines de vacances ont donc été intenses, parfois rudes, mon cœur de grande sentimentale s’est serré plus d’une fois lors des piqures fatales… car un oiseau dont la blessure est irréparable est systématiquement euthanasié. Pas le temps de faire dans le sentimentalisme. Un oiseau sauvage qui ne peut plus vivre seul et se reproduire n’est plus d’aucune utilité pour son espèce.  Et puis des beaux moments aussi. Comme les relâchés. Ahh ce moment tout le monde l’attend, c’est la récompense de longues journées épuisantes, à trop souvent constater l’aspect dérisoire de nos efforts pour sauver un oiseau sur des milliers.

Voici le relâché d’un Guillemot de Troïl, un petit pingouin.

Le_relach__du_Guillemot_copie

Et puis il y a les jours où l’on se retient de pleurer de rage. Ces jours où l’humanité nous déçoit tellement que l’on regrette d’en faire partie, où l’on a honte de l’obscurantisme et de la méchanceté de cette espèce qui se croit si supérieure aux autres animaux. Je me souviendrai toujours de ce cygne dont le cou était transpercé par une balle. C’est un monsieur qui nous l’a amené un jour. Il possédait un terrain avec un étang près de sa maison. Et ce jour là, ayant entend un coup de fusil, il découvre ce malheureux cygne, les pattes attachées et le cou transpercé.  Et quand je dis transpercé, c’est transpercé. Pauvre cygne, il était tellement sonné qu’il réagissait à peine, un vrai nounours. Et pourtant un cygne c'est pas commode.

Quand je pense qu’un gros connard de chasseur (excusez-moi pour ma vulgarité) a tiré à bout portant sur un cygne si peu sauvage qu’il a même pu lui attacher les pattes. Le monde de la chasse est un monde que j’exècre de toute mon âme.  Un monde qui s’illustre par des actions minables, misérables et meurtrières. Bon je n’en parlerai pas plus parce que je risque de m’échauffer.  

Quand on l’a vu arriver ce cygne, ma chef et moi on s’est regardé, on a étouffé notre rage et notre peu d’optimisme et on s’est mis à la tâche. On a filé chez le premier vétérinaire du coin pour le forcer à nous aider. Oui, je dis « forcer », car les vétérinaires sont assez peu coopératifs pour s’occuper de la faune sauvage (« pas dans leurs compétences » soi-disant, ou pas rentable ?). Bon je suis mauvaise langue, il y en a, très rares, des perles ceux-là, qui aiment la faune sauvage et qui filent un coup de main. Bon celui-là on le dérangeait visiblement avec notre cygne, on est ressorti à peine plus avancé qu’en entrant. Le vétérinaire nous avait juste confirmé ce que nous pensions déjà, que ce cygne avait eu de la chance car la balle n’avait pas endommagé la trachée. Il nous restait plus qu’à croiser les doigts pour que la balle n’ait pas endommagé l’œsophage. Alors on l’a bichonné, soigné, nourri. Et notre cygne s’en est sorti !!

Voilà je ne vais pas en raconter plus car j’en aurais trop à dire. Alors je vous quitte sur une belle image. Le relâché d’un Fou de Bassan !! Espoir de jours meilleurs, où l'homme cessera de mettre en péril la nature et de torturer ses semblables et les autres animaux.

Bon vent à tous, 

Relach__de_fou_2 

Posté par Lilie K à 16:03 - Les Carnets militent - Commentaires [6] - Permalien [#]
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